Sauver des ânes de la boucherie ou des mauvais traitements, voilà le but de Marinette Panabière, présidente et de son mari.
Au total, 87 ânes venus de toute la France coulent des jours paisibles à Auzelles et dans les environs d'Ambert où une annexe du refuge a été construite il y a un an.Des terrains pour les accueillir sont loués ou prétés par les propriétaires (à Etagnon, sept propriétaires mettent leur terrain à la disposition de l'association).
« ADADA a été créée en 1968 par le peintre Raymond Boissy, je suis la troisième présidente en près de quarante ans, élue en 1999. Nous récupérons des ânes dont les maîtres sont trop vieux ou décédés, mais trop souvent, il s'agit d'animaux qui sont voués à la boucherie. Les gens achètent un ânon, c'est une vraie peluche, mais ils ignorent qu'il va falloir l'éduquer, le soigner, le nourrir…Et quand l'âne est adulte, ils s'en débarrassent. Nous devons alors payer le prix de la boucherie (1 euro le kilo) pour pouvoir sauver l'animal.
Ce qu'il nous manque le plus, ce sont des bénévoles pour nous aider dans les tâches quotidiennes, nous avons une employée à temps partiel mais le travail est énorme, nous devons aller nourrir les ânes tous les jours, nous assurer de leur bonne santé, faire intervenir vétérinaire et maréchal-ferrant, et nous occuper du côté administratif. Nous n'avons aucune subvention »
Une demande de reconnaissance comme association d'utilité publique a été formulée et ADADA est en attente d'une réponse. Pour trouver des fonds, Marinette et son époux organisent lotos, tombolas, vente de calendriers et éditent une revue, « L'âne bleu »… Ils ont également 900 adhérents sur toute la France et proposent différentes formules d'aide à l'association :
Parrainage : le parrain verse 50 euros par mois, ce qui correspond aux frais de nourriture et de soins pour l'animal parrainé, il peut voir l'âne qu'il parraine et s'en occuper mais l'adoption n'est pas envisagée.
Contrat d'adoption : l'âne est adopté mais son nouveau propriétaire n'a pas le droit de le vendre. Il paie les frais que l'animal a occasionné pendant son séjour à l'association.
ADADA possède maintenant un local rue de Goye, où un centre de documentation devrait être mis en place.
Pour contacter ADADA :
04 73 82 49 06 ou adada-assos.org